VIE MUNICIPALE ET CITOYENNE
 - Démocratie locale
Tribune libre - Mai 2019

MAJORITÉ MUNICIPALE

 

Des choix assumés

 

Conformément à notre promesse de campagne et en ayant analysé l’état des finances pendant la mandature du PAV de 2007 à 2014, nous avions pris devant vous l’engagement de réduire la dette de la collectivité et par conséquent l’encours de la dette par habitant.

 

La Chambre Régionale des Comptes (CRC) composée de magistrats de l’ordre judiciaire et des hauts fonctionnaires veillent à la régularité, à la qualité et à la probité des gestions publiques locales. Elle juge en première instance les comptes des collectivités.

 

Son rendu de rapport d’observations définitif des exercices 2011 à 2016, nous a confortés dans notre analyse, qui concluait que la capacité de désendettement de la commune s’était détériorée au cours de la période examinée, passant de 5,7 années en 2011 à 13 ans fin 2014. En rajoutant l’emprunt de 1 731 900 €, que nous avions été obligés de contracter en juin et juillet 2014 pour ne pas arrêter les travaux engagés par l’équipe PAV, ceux-ci ayant commencé, élection oblige, sans avoir été budgétisés, l’endettement de la commune dépassait les 20 ans.

 

Pour rappel : la zone dangereuse – sous surveillance – commence à 11 ans.

 

Gouverner, c'est prévoir. Mais Gouverner c’est aussi savoir, comprendre et anticiper.

 

La CRC souligne qu’un dispositif de préparation budgétaire n’a été formalisé que depuis janvier 2015 avec une lettre de cadrage et que cette politique doit être poursuivie afin de restaurer la solidité financière de la commune.

 

Qu’en est-il aujourd’hui, au moment du vote du budget ?

 

Grâce à l’effort engagé par l’équipe municipale depuis 5 ans, nous avons réussi à contenir l’évolution des dépenses permettant d’améliorer les indicateurs financiers de la commune.

 

Cela est considérable et vaut bien un projet structurant. Car pour faire des projets structurants, il faut avoir les moyens financiers. L’état de la dette municipale ne le permettait pas.

 

Nous avons maintenu un niveau d’investissement dans la mesure de notre capacité financière. Après un emprunt de 200 000 € en 2018, nous allons pouvoir contracter un emprunt de 350 000 € pour 2019 conformément aux directives de la Chambre Régionale des Comptes qui nous avait sommés de ne pas contracter d’emprunt avant 2019 pour ne pas continuer à dégrader l’endettement de la commune.

 

Le document de valorisation financière et fiscale 2018 émis par la trésorerie fait apparaître un très bon niveau de taux de réalisation des dépenses de fonctionnement autour de 97,46 % de la prévision budgétaire. Le budget primitif de 2018 a été plus que contenu.

 

La fin justifie-t-elle les moyens ?

 

Entre des projets structurants, laissant dériver la dette de la commune, au-delà du concevable en hypothéquant l’avenir des Vizillois et une gestion de désendettement, pour alléger le poids des remboursements des emprunts, permettant de nous projeter dans un programme d’investissements futurs, nous avons souhaité continuer dans l’engagement que nous avons pris depuis 2014.

 

 

Les élus "EN AVANT VIZILLE"
Majorité municipale

MINORITÉ MUNICIPALE

 

Des choix… et leurs conséquences…

 

Pour l'avant dernier budget de la mandature de M. Bizec, nous aurions aimé trouver des projets significatifs à soutenir. Nous pourrions reprendre notre déclaration de l'année dernière quasiment au mot près. Nous sommes obligés de constater que les investissements, en 2019, sont toujours aussi anémiques et qu'aucune perspective de réalisation de projet structurant n'est offerte aux vizillois.

 

Alors que tous les acteurs économiques reconnaissent que le coût des crédits n'a jamais été aussi avantageux, la majorité municipale ne propose aucune réalisation d'enver­gure, se contentant de la réalisation des travaux indispensables dans les bâtiments communaux. Ce choix constant et délibéré de consacrer tous les efforts à la seule réduction de la dette conduit la municipalité actuelle à une quasi paralysie de la ville. Faute de vision, d'un travail conséquent avec la population et les partenaires (Métro, département…) aucun projet à court ou moyen terme n'est proposé.

 

Prétextant une « interdiction » d'emprunter de la Cour Régionale des Comptes on nous ressert en permanence le même leit motiv depuis cinq ans : « Il n'y a pas de sous ». Si les banques semblent réticentes à l'idée de financer des projets vizillois c'est que la dette est en partie constituée d'un emprunt réputé « toxique ». Cet emprunt de 3,2 million d'euros a été contracté par MM. Berhault et Bizec en 2007 pour rééchelonner la dette. Car la recapitalisation du Logement Populaire Vizillois au début des années 2000 avait déséquilibré fortement les finances municipales. Maintenant que le LPV est redevenu un opérateur performant du logement social, il faut être cohérent, et lui donner les opportunités de constructions sur notre commune. Si, la commune, avec ses 24.5 % de logements sociaux, respecte ses obligations dans ce domaine, il n'en demeure pas moins que le vieillissement de la population nécessite de prévoir des logements de qualité, accessibles aux personnes à mobilité réduite (le LPV ne propose sur Vizille qu'un seul immeuble avec ascenseur, est-ce raisonnable ?)

 

Il y a deux ans, le LPV, projetant de réaliser un immeuble de 14 appartements sur l'emplacement de l'ancienne caserne des pompiers, souhaitait acquérir le terrain propriété de la commune  pour la somme fixée par les Domaines de 142000€. Mais, le projet ayant pris beaucoup de retard, l'estimation des Domaines a été révisée à 192000 € et la majorité municipale ne semble pas décidée à faire le choix de maintenir le prix de vente originel. En effet, les 192000€ sont d'ores et déjà inscrits au budget d'investissement municipal en « produit de cessions». Ces 50000€ supplé­mentaires ne seront pas sans conséquences sur le coût de cette opération et donc sur le niveau des loyers. Mais encore une fois quel manque de vision à moyen et à long terme !

 

Pour toutes ces raisons, lors du conseil municipal du 25 mars nous avons approuvé le budget de fonctionnement et voté contre le budget d'investissement.

 

 

Les élus du Groupe PAV Verts :
Mmes Gisèle Le Roux, Evelyne Specia ; MM. Bernard Faure, Patrick Gutierrez,
Louis Lamarca, Bruno Lamy. 

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