CADRE DE VIE PRATIQUE
 - * Les risques majeurs

L’environnement naturel de Vizille est contraignant en termes de risques naturels (chute de blocs, inondation de plaine, captages du SIERG, « Ruines de Séchilienne »), mais aussi en matière de risques technologiques (équipements industriels chimiques de Jarrie et Pont-de-Claix).

 

 

Pour une information complète, consultez le site de l’Institut des Risques Majeurs
Site Web

 

 

Voir aussi le Document d'Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM)

 

    DICRIM

 

 

 

Les risques naturels

 

 

On identifie différents risques naturels : les avalanches,  les inondations, les crues torrentielles, les tempêtes, les feux de forêt, les mouvements de terrain, les séismes, les volcans, les ouragans ou cyclones. Seuls les ouragans, cyclones et volcans ne constituent pas un danger potentiel identifié pour la commune de Vizille. En cas de danger potentiel pour la population, Météo France alerte les services de la Préfecture qui mobilisent la Gendarmerie Nationale pour prévenir les communes concernées.

 

 

LES "RUINES DE SÉCHILIENNE"
 

À peu près tous les Vizillois ont, au moins entendus parler de ce risque naturel dont nous avons appris l’existence, il y a une trentaine d’années. A la suite de nombreux petits éboulements, il a été découvert à cette époque que tout un pan de montagne situé sur la commune de Séchilienne était en mouvement et menaçait de s’effondrer à terme dans la Vallée de la Romanche au droit du hameau de l’Ile Falcon.

 

Une telle situation présentant un risque avéré de catastrophe naturelle relève de la responsabilité de l’Etat. Ainsi, la Préfecture de l’Isère a pris un certain nombre de mesures. Une déviation de la Route Nationale n° 91 a été réalisée, une surveillance permanente du site a été mise en place et il a été procédé à un grand nombre d’études afin d’évaluer le risque le plus précisément possible. Cette situation a même généré une loi, dite "loi Barnier" qui permet à l’Etat de prendre en compte un état de catastrophe, prévisible mais non survenue. L’application de cette loi a conduit à l’expropriation des 94 familles habitant le hameau de l’Ile Falcon. La surveillance très perfectionnée du site permet de suivre, en temps réel, l’évolution du massif et donne un délai suffisant pour organiser l’évacuation des populations situées à l’aval du site, en cas d’imminence d’effondrement.

 

Quant aux études qui se sont succédées au fil des années, elles ont pour objectif de répondre à quatre types de question : quel volume doit s’effondrer, dans quel délai, quelles sont les conséquences prévisibles et quelle mesure de parade à ce risque est-il possible de mettre en place ?
 

Si l’ampleur de l’effondrement et donc de ses conséquences a longtemps fait débat, le scénario de la catastrophe est bien défini. Une masse plus ou moins importante (de 3 à 100 millions de m3) du massif s’effondre et obstrue la Vallée de la Romanche, le barrage ainsi formé crée une retenue d’eau remontant jusqu’à Séchilienne et dont le volume peut varier selon la hauteur du barrage. Après un certain délai non défini exactement, le barrage cède brusquement et la masse d’eau ainsi libérée déferle dans la vallée formant une lame d’eau d’une hauteur pouvant atteindre plusieurs mètres, ravageant tout le territoire situé en fond de vallée à l’aval et pouvant même concerner Grenoble si c’est la masse maximale qui s’effondre.

 

Ne cédons pas cependant au catastrophisme car l’effondrement de la masse maximale (100 millions de m3) est considéré comme très improbable, voire impossible.

Il se pose cependant au moins une grande question : une mesure de parade à ce risque est-elle possible ?
Des études parallèles démontrent que la retenue d’eau créée par un tel effondrement serait absorbable par le lit actuel de la Romanche et ne provoquerait donc pas de catastrophe. Des experts considèrent comme peu probable l’effondrement d’une masse pouvant atteindre 20 à 25 millions de m3 et qui provoquerait dans ce cas-là une véritable catastrophe. Peu probable ne veut pas dire impossible et le principe de précaution* édicté par la loi Barnier (citée plus haut) devrait fort logiquement s’appliquer à ce scénario.

 

* Le principe de précaution est le principe selon lequel l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement, à un coût économiquement acceptable.”

 

Mesure de parade au risque : 
Un tunnel de 11,50 m de diamètre a été creusé dans le massif situé sur la berge opposée de la Romanche. Ce tunnel doit permettre, quoiqu’il arrive, d’assurer l’écoulement naturel de la Romanche et éviterait ainsi la création de la retenue d’eau (barrage qui pourrait céder) qui représente en fait, le vrai danger pour l’amont comme pour l’aval. 

 

 

 

LES RISQUES D'INONDATION

 

Depuis 2004 une étude des services de l’État indique que Vizille est soumis à un risque d’inondation bien supérieur à ceux qui étaient connus et qu’une grande partie de son territoire serait inondée avec les conséquences d’interdiction de construire que l’on connaît depuis sous l’expression «  gel des permis ».

 

Entre 2010 et 2014, le préfet de l’Isère a approuvé le Plan de Prévention des Risques d’Inondation Romanche aval (PPRI). Une carte établie en juillet 2012 recensait le risque d’inondation sur le territoire de 8 communes : Séchilienne, Saint-Barthélémy de Séchilienne, Saint-Pierre de Mésage, Notre Dame de Mésage, Vizille, Montchaboud, Jarrie et Champ-sur-Drac).

 

Ce risque d’inondation était établi sur la base de la crue centennale de la Romanche (550m3/s en débit de pointe) à laquelle s'ajoute un sur-débit de 50m3/s résultant de l’hypothèse de la rupture du barrage naturel, et donc de la vidange du lac, qui se formerait en cas d’effondrement des ruines de Séchilienne. À ce risque s’ajoutait celui du risque potentiel d’une rupture des digues.

 

Après plusieurs mois d’études géologiques et hydrauliques le département décidait de confier au Syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère (SYMBHI) de grands travaux dans le lit de la rivière la Romanche ainsi qu’un renforcement des digues de protections. Ces travaux se sont achevés en 2015, redonnant l’espoir de modifier le Périmètre de Protection des Risques d’Inondations (PPRI) définitif du bassin Romanche aval.

 

Aujourd’hui les aménagements de la Romanche et la restauration des digues sont donc parfaitement réalisés. Les communes situées dans le périmètre du PPRI sont en théorie mieux protégées du risque de crue de la rivière.

 

Or, depuis, la position de l’Etat a évolué suite à la prise en compte des phénomènes liés aux inondations en Vendée et dans le sud de la France. Désormais, c’est ce qu’on nomme la « doctrine digues » qui sera appliquée ; à savoir, que tous les ouvrages créés par l’homme (digues comprises) ne sont pas sûrs à 100% et, dès lors, s’ils servent à la protection des biens existants,  ils ne permettent pas l’ouverture à une urbanisation nouvelle.

 

Selon un calcul établit à partir d’une cartographie qui classe les terrains en fonction de leur capacité à accueillir des nouvelles constructions (Zones rouges : inconstructibles et zones bleus : urbanisation très réglementée), il est possible d’affirmer que Vizille serait aujourd’hui revenus sur les bases de 2010, à l’époque où le PPRI était entré en vigueur, soit avec un potentiel d’urbanisation sur seulement 10% du territoire communal.

 

Si cette nouvelle « doctrine digue » est maintenue en l’état et qu’aucune dérogation au cas par cas n’est envisageable, Vizille se verrait encore empêchée de se développer, avec des conséquences importantes sur ses finances, mais aussi sur le renouvellement de sa population et l’impossibilité de répondre aux besoins de logement des familles Vizilloises. (avril 2016)
 

 

 

Les risques technologiques

 

On regroupe sous l’appellation « risques technologiques majeurs » l’ensemble des risques majeurs générés par une activité humaine. 

On différencie les risques technologiques suivants : 
•  les risques industriels, les risques nucléaires (la commune n’est pas directement concernée), les ruptures de barrages
•  les transports de matières dangereuses par canalisations ou par voies de communication (fer et route).

 

Le risque industriel concerne deux grandes catégories d’activités, les industries chimiques et pétrolières. Vizille est concernée seulement par le risque chimique (usines de Jarrie et Pont-de-Claix classée Seveso).


 

CONSIGNES DE SÉCURITÉ


1 – Signal d’alerte
•  dans le cas d’un accident technologique majeur, il est important de réagir et de se protéger très vite. 
•  Chaque instant compte. 
•  L’alerte est donnée par un signal précis : une sirène au son modulé (montant et descendant). 
•  Ce signal dure trois fois une minute.


2- Que faire ?
•  Si vous êtes chez vous, à votre travail ou dans un bâtiment public : restez où vous êtes et enfermez-vous. 
Ne partez pas en voiture, vous seriez en danger sur la route et risqueriez de gêner la circulation des véhicules de secours.
•  Si vous êtes dehors :
Entrez dans le bâtiment le plus proche. 
Ne restez pas dehors, vous y êtes plus exposés aux dangers éventuels. 
•  Si vous êtes en voiture :
Garez vous, arrêtez le moteur et entrez dans le bâtiment le plus proche. 
Vous n’êtes pas en sécurité dans votre véhicule. 

Fermez tout
Un local clos ralentit la pénétration éventuelle de gaz toxiques ou produits radioactifs
Fermez les portes et les fenêtres. 
Arrêtez et bouchez les ventilations (VMC). 
Dans le cas où certaines de vos vitres auraient été cassées pendant l’accident, réfugiez-vous dans une pièce aux fenêtres intactes (ou sans fenêtres). 

Allumez la radio sur une des fréquences France Bleu Isère 
2 Fréquences : FM 98.2 – 102.8 (pour la région de Vizille)
Toutes les précisions sur la nature du danger, l’évolution de la situation et des consignes de sécurité à respecter vous seront données par radio. 

N’allez pas chercher vos enfants à l’école. Vos enfants sont plus en sécurité à l’école que dans la rue. 
Les enseignants connaissent les consignes ; ils s’occupent de vos enfants, les mettent en sécurité et les rassurent. 
De plus, en vous déplaçant, vous risqueriez de vous mettre inutilement en danger et de gêner les secours.

Ne téléphonez pas. Les informations vous seront données par la radio. 
Ne fumez pas, évitez toute flamme ou étincelle
Evitez d’allumer ou d’éteindre la lumière ou tout appareil électrique. 
Toute flamme ou étincelle pourrait provoquer une explosion.

 

3 - Signal de fin d’alerte
La fin d’alerte est annoncée par un signal continu (non modulé) durant 30 secondes. 
Ce signal signifie que le danger est passé et que le respect des consignes de sécurité n’est plus nécessaire. 

 téléchargez les consignes de sécurité :
consignes_risquesindus.pdf (41Ko)